Sur le toit du grand immeuble, je domine la petite ville. Il ne fait pas froid, mais le vent impose son autoritée à mes cheuveux. Je le gene, il voudrait que je parte. Apres avoir porté le regard en bas, je me rend compte de l'altitude à laquelle je me trouve. La peur et l'envie se melent dans ma tete.
Soudain, apres une seconde de courage, je pousse sur mes jambes. Ca y'est, je suis dans le vide. j'ai peur, mais il est trop tard. Je profite: jusque la, tout vas bien...
La musique commence. "Cadavre exquis" de Manimal. Violente, difficile,surprenante, mais pourtant si bien trouvée. Elle vous entraine dans une tempete déroutante. Toute les parties parfaitement emboitées.
Tout a coup, un éclair de lumiere brisa la tranquilité de ma chambre, et la grande silouhette de mon père m'apparut!
-Je suis déja réveillé ... pas cours !
Celui-ci posa un baiser sur ma tempe, me murmura quelquechose et partit à la cuisine, afin préparer le petit déjeuné pour le reste de la famille.
A ce moment précis, je le hais, et me hait moi même.
Je ne commence les cours qu'à partir de 10h30, et j'aimais pllus que tout le contact des bras de Morphé.
Pourquoi n'avais-je pas arreter mon réveil hier soir? Pourquoi avais-je oublier de fermer la porte à clef ?
Qu'avais-je fais hier soir ?
Marie ...
Marie. Je l'avait eu hier au téléphone, avant que la batterie de mon portable de remplacement ne rende l'ame. Rajoutons à ça un chargeur qui joue à cache-cache (loi universelle n°8 de l'emmerdement maximum: La chance de trouver quelque chose que l'on cherche est inversement proportionnelle à la nécessité de l'utiliser).
Marie, qui est a Toulouse, alors que je suis toujours coincé dans cette ville que je hais.
Je me suis puni moi même, en refusant un BTS à toulouse (ce que mes parent voulaient), pour aller à la fac (ce que JE voulais ... mais surtout ce contre quoi ma mere rejetait).
Marie, que j'aime ...
-Dépeche toi, tu vas etre en retard, Rey!!!
J'émerge.
Ma mère. Voie stridente, autoritaire, mais remplit d'amour.
J'ai toujours été en conflit avec elle, car elle à un caractere de cochon. J'ai le même. C'est aussi elle qui m'a donné ma petite taille, un esprit d'analyse (de matheux quoi ...) et un esprit borné. D'apres Marie, je l'admire... et c'est vrai.
-Je crois qu'il ne commence qu'à 10h, laisse le dormir encore un peu...
Mon père. Chuchotements pour ne pas me déranger...merci papa. "Laisse moi vivre, et je ne t'emmerderais pas "(c'est un peu la philosophie de mon père). Depuis toujours antimilitariste, pacifiste, tolérent, et imperméable au systeme scolaire, il nous éleve du mieux qu'il peut malgré un boulot lui prenant quasiment tout son temps. Lui aussi , je l'admire (sauf coté boulot ... faignant -> faux réveurs ...)
-Apelle Laure, je vais faire chauffer la voiture.
Laure. Ma jeune cadette de 4 ans. Un peu garcon manqué, elle est vraiment la seule de nous quatre qui me comprend. Elle tient autant de mon père que moi de ma mère. Elle m'a donné ma plus grosse et longue, peur de ma vie, quand j'appris, vers l'age de 11 ans, qu'elle était ateinte d'une leucémie, et que les chances qu'elle avait de s'en sortir étaient minces.
Donc, Laure, dans un style inimitable, dévala bruyament les escaliers, qui ont la mauvaise idée d'être collé à ma chambre.
J'émerge.
J'entends la porte se fermer, les clefs tourner, et les pas s'éteindre.
"La mélodie du bonheur", avant-derniere chanson du CD.
J'en étais ou ? ha oui , Marie ! C'est ça le bonheur: Un lit, une musique et une femme qu'on aime.
Si chacun devait décrire comment il le voit, je pense que le mot "aime" serait le plus prononcé, preuve, que l'amour, fait partie du bonheur.
Soudain, je réalise: depuis combien de temps suis-je dans les vapes ?
mon corps se dresse, mes yeux (apres une lutte acharnée contre moi même), s'entrouvent, et je vois l'heure, source de la lumiere orange, dans ma pénombre.
9h43
Plus qu'une demie-heure avant de prendre le chemin de la fac.
A contre coeur, mes muscles se contractent, afin d'extraire de son paradis, mon corps, encore chaud.
J'ai froid. Ce fut la conclusion d'une premiere analyse poussée, que partagea avec moi, mon cerveau.
Luttant pour ne pas succomber à la tentation de replonger dans mes draps, je mit un T-shirt, et partis vers la cuisine pour faire taire mon ventre.
Apres avoir déambulé dans la maison en caleçon/T-shirt à la recherche d'affaires pour m'habiller, je pris le chemin de la salle de bain, pour me laver, et enlever cette sensation de froid qui persiste.
J'aime bien prendre la douche: ça permet de réfléchir, de penser à tout et à rien, tout en rapellant la chaleur du lit. C'est un peu une sorte de sevrage pour la journée, à la drogue qu'est mon sommier.
Le Froid me mort la peau. L'eau ne veut toujour pas chauffer. Qu'est-ce qu'il m'a dit, déja, mon père ? ... ha oui !! : "Il n'y a plus d'eau chaude, je réparerai ça ce soir, si j'ai le temps"; Le temps, ce qui lui manque le plus, à mon père ...
10h20
Mon sac est pres, mon portable (un peu) rechargé, je pars.
J'arrive à la fac, un peu a en retard. Cour au 2eme étage (loi universelle n°4 de l'emmerdement maximum).
C'était TP de CAML, language de programation formel. Alors que le prof parlait, j'enrageais derriere mon clavier: mon programme (à la bourre), ne marchait pas à cause d'une erreur de syntaxe. Aprendre quelle en était la cause eu faillit avoir raison de mes nerfs: je n'avais pas fermé la 12eme parenthese, et ça ne plaisait pas à mon PC. Je n'eu aucun autre probleme, par la suite, que je ne sus résoudre a l'aide de la bonne vieille méthode primaire commune à tout être humain moyen : Le coup de pied.
Fier de l'avancé du travail que nous avons accomplis ce matin, Le prof nous laissa sortir en avance.